(Au fil de l'eau)

À paraître:

Février 2011: Bankgreen, mon huitième roman (Fantasy), chez Le Bélial'; j'en parle (un peu) ici;
Avril 2011: mon prochain roman noir, en Série Noire de Gallimard; la date en a été encore avancée d'un mois (ancienne date prévue: mai).

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Octobre 2009 (pour toujours)

Je marche sur les chemins, à travers les collines coiffées de grands arbres. L’eau claire d’un ruisseau coule, tout près. Un oiseau chante lentement, caché par les ramures d’un chêne; je lève les yeux sur l’horizon: tout est calme. Alors, je la vois, là-bas, dans la blancheur pâle d’un jour infini. Elle est digne, comme elle l’a toujours été, et attentive, comme elle l’a toujours été. Le monde qui l’entoure, tout de bleu et de vert, l’accepte en son sein. Et je l’entends me dire des mots simples et beaux, par-delà l’éternité qui nous sépare.

C’est ma mère; elle connaît enfin la paix.

“Si on décide de ne pas utiliser les formules toutes faites, les clichés, alors chaque mot que l’on choisit est l’objet d’un enjeu important. Il s’agit de prendre en compte à la fois la relation qui existe entre ce mot et ce que [l'on] cherche à signifier, ce qui demande la précision la moins abstraite possible. Mais il faut se soucier également de la relation que ce mot entretient avec la langue et son histoire, de la façon dont il résonne dans le corps de la langue, dont il va entrer dans l’imagination du lecteur, avec quel poids ou quelle légèreté, avec quelle violence ou quelle tendresse.”
John Berger (entretien, 2009)